La bataille de la Marne
Les Allemands sont à 40 km de Paris. Face au danger, le gouvernement se réfugie à Bordeaux. Pourtant, au lieu de se diriger vers la capitale, l’armée allemande la contourne par le Nord Est. Les Alliés se lancent alors sur les flancs ennemis découverts. La victoire de la Marne, du 6 au 13 septembre, arrête l’invasion allemande et le front se stabilise alors sur l’Aisne.
Le front s'immobilise
Chacun des adversaires tente alors de contourner l’ennemi par le Nord. La « course à la mer » aboutit à la fin de 1914 à la constitution d’un front continu des Vosges à la mer du Nord, sur plus de 800 km. A l’est, les Russes ont réussi à surprendre les Austro-Allemands avant d’être arrêtés à Tannenberg, le 31 août.
Puisieux (Seine et Marne), le 8 septembre 1914
Plusieurs hommes originaires du canton de Sauxillanges perdent la vie à Puisieux le 8 septembre 1914 lors de la bataille de la Marne. Beaucoup font partie du 292e RI, un régiment composé essentiellement d'hommes appartenant aux classes de réserve de la région Auvergne.
Les combats des 6,7 et 8 septembre ont coûté au 292e : 3 officers et 60 hommes tués. Parmi eux, on compte : Victor Ducros (Sauxillanges), Jean Geneix (Usson), Antoine Marcepoil (SAuxillanges), Pierre Sauvadet (Sauxillanges).
Ce jour-là, Chaméane perd son instuteur Alfred Veyssier, sergent au 292e RI, il est âgé de 29 ans.
En 1920, le conseil municipal de Chaméane désirant rendre un hommage perpétuel de reconnaissance à la mémoire du maître "mort pour la France" décide que l'école de garçons, portera à l'avenir la dénomination de "Classe Alfred Veyssier".

